Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 23:32
L’Algérie manque cruellement de clubs de plongée sous-marine. Elle ne compte que 8 établissements éparpillés sur un littoral qui se déploie sur plus de 1200 km. Pour comparaison, sur les 800 km de côtes méditerranéennes françaises, 2000 institutions (centres, clubs et écoles) d’apprentissage de la plongée sous-marine et autres activités subaquatiques assurent des formations et exaucent le rêve des passionnés des fonds marins. «C’est dire le déficit qu’accuse notre pays dans ce créneau qui peut s’avérer, s’il est considéré davantage, un élément de choix dans l’industrie touristique», analyse un des sept moniteurs qui forment le staff technique du club de la plongée sous-marine et des activités subaquatiques, situé au complexe touristique EGT le village (CET) à Tipasa.
Installé dans des locaux donnant directement à la plage, le club, de par sa particularité d’appartenir au réseau très réduit de la corporation des plongeurs, a été fondé et est dirigé par une femme, Samia Balistrou, détentrice du plus haut diplôme de plongée sous-marine en Algérie : le M3.
A ses côtés, six encadreurs, dont l’un est aussi promu au rang des M3. «Hormis le mois de ramadhan, nos portes sont ouvertes le reste de l’année. Nous dispensons des stages de formation théoriques puis pratiques pour l’obtention des diplômes des degrés P1 et P2», indique un des formateurs. Ces attestations sont homologuées par la fédération algérienne de sauvetage, secourisme et des activités subaquatiques (FASSAS). De par les moyens humains et matériels, le club prend en charge simultanément, trois stages (5 à 18 élèves) dans la catégorie P1 et deux (10 à 12 stagiaires) de P2, sur des périodes allant de 3 à 12 week-ends. Doté d’une embarcation pneumatique, ce club organise souvent ses cours pratiques au large de la côte tipasienne, à proximité du site des îlots. «En plus de leur acheminement vers les sites de plongées, nous mettons à la disposition des stagiaires les combinaisons ainsi que tout le matériel nécessaire (bouteilles, ceintures, masques etc)», reprend un autre moniteur.
Durant la période estivale, le carnet des inscriptions de l’école est plus chargé que les autres saisons. «Pendant l’été, le nombre de nos stagiaires augmente d’une façon considérable. Ceci s’explique par le fait que les touristes qui fréquentent notre wilaya sont, par essence, intéressés par les activités subaquatiques. Donc, un club de plongée est l’endroit le plus indiqué pour assouvir leur passion des fonds marins», ajoute le moniteur.
Parmi les élèves de l’école, on dénombre même des futurs plongeurs qui viennent du grand sud. «L’année dernière, un citoyen de Tamanrasset a décroché haut la main le grade de P1, et ce même s’il n’avait jamais auparavant trempé ses pieds dans la grande bleue».
L’été est également une occasion pour les novices de réussir leur baptême du feu en se jetant en toute sécurité dans les profondeurs de la mer. Toutefois, un bon nombre d’amateurs de la plongée sous-marine à Tipasa pratiquent leur hobby en dehors de tout cadre organisé. «Je me suis toujours adonné à ce sport. Et me suis d’ailleurs privé de beaucoup de choses pour acheter tout l’équipement de plongée. Beaucoup de mes amis en ont fait autant. Mais, nous ne regrettons pas. Bien au contraire, nous sommes comblés par ce que nous découvrons à chacune de nos virées subaquatiques», confie Malik un jeune plongeur.
L’engouement que suscite cette discipline parmi les innombrables touristes qui fréquentent Tipasa et l’envie des jeunes amateurs habitant cette wilaya de pratiquer ce sport dans de bonnes conditions et avec des moyens plus appropriés, devraient inciter les autorités concernées à développer cette discipline qui s’affirme, malgré le peu de moyens, comme une attraction touristique des plus viables.

Les tarifs des formations
Selon la monitrice en chef, les prix pratiqués au club sont dix fois moins chers que ceux, par exemple, en cours en Espagne, et ce, malgré les équipements utilisés ainsi que les prestations qui sont pratiquement les mêmes.
Ainsi un stage de P1 coûte 10.000 DA pour une série de 12 à 14 séances de plongée et 10 cours théoriques. Une fois ce cap passé (P1), les stagiaires peuvent améliorer leurs techniques et s’initier à la plongée autonome, en postulant pour le P2. Cette catégorie de stage, qui compte en tout 30 cours pratiques, est dispensée contre la somme de 20.000 DA et 25.000 DA avec fourniture d’équipement. Pour ce qui est du degré supérieur, à savoir le P3, les tarifs sont de Source : Horizons
30.000 DA, équipement compris, et 25.000 DA pour la formule
Par Club DZ Plongée sous marine Algerie
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 22:28
Une école et un centre d’intérêt touristique
L’Algérie manque cruellement de clubs de plongée sous-marine. Elle ne compte que 8 établissements éparpillés sur un littoral qui se déploie sur plus de 1200 km. Pour comparaison, sur les 800 km de côtes méditer...

                                                                                                         


Par Club Plongée sous marine Algerie
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